07 septembre 2011

Gaïwan (ou zhong, ou chung)

L'usage du gaïwan* remonte au  début du 16° siècle. Cet ustensile d'infusion, universellement connu et utilisé en Chine, peut paraître au premier contact d'un usage aussi délicat que barbare: il réclame une certaine initiation pour ne pas s'en rebuter, voire s'ébouillanter.

*Gaïwan en "mandarin", zhong et chung dans les deux autres dialectes les plus courants.

Il se compose de trois pièces de porcelaine (plus rarement de verre): une tasse, qui vient s'ajuster dans la sous- tasse, et le couvercle surmonté d'un large têton:

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Si l'infusion ne pose aucun problème (thé et eau déposés à l'intérieur), le vider dans une tasse une fois le temps d'infusion écoulé nécessite un tour de main - vite appris:

1° - Incliner le couvercle dans le but de laisser passer seulement la liqueur infusée (opérer la rotation dans le sens anti-horaire pour un droitier):

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2° - La main paume vers le haut, prendre l'ensemble en passant annulaire et majeur sous la soucoupe, tout en maintenant le couvercle en place avec le pouce de la même main.

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2° bis -  Option de préhension: Si le liquide n'est pas trop chaud (thé vert), il est possible de ne prendre que tasse et couvercle, la tasse par le bord avec le pouce et le majeur, l'index maintenant le couvercle.

3° - Verser en basculant franchement. Avec un peu de pratique, on en renverse moins qu'avec certaines théières de mauvais bec - il en existe.

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(On peut s'exercer à l'eau froide, et avec des feuilles sacrifiées pour l'occasion...)

Une fois le geste appris, on ne pourra plus se passer du gaïwan, d'emploi universel, simple, rapide et efficace - c'est peut-être avec lui qu'on se sentira le plus proche de la feuille de camélia.

En outre, avec un peu d'expérience quant au réglage de l'ouverture, des particules très fines peuvent être retenues dans la tasse (thés japonais entre autres), ce qui n'est pas toujours le cas, même avec les théières les mieux conçues - Le gaïwan: un vieux procédé chinois génial, ignoré des Occidentaux (Édouard Leclerc n'en a pas encore en rayon).

 

 

Deux types de gaïwans:

Porcelaine, ici 8 cl. utiles: idéal pour les gustations multiples et rapides, comme ci-dessus (à posséder en double, il n'est pas rare qu'une des trois pièces échappe à la main, même attentionnée (voir plus bas). Parfois véritables chefs d'oeuvre de décoration (1 clic sur "GAÏWANS":

GAÏWANS

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Gaïwan en verre 14 cl. utiles: non classique du fait du matériau, il offre cependant  la vision des feuilles s'y déployant, un plus appréciable hormis sa difficulté à le conserver véritablement immaculé..

Soucoupe brisée, remplacée par une coupelle en mélamine

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Provenance: CHA YUAN Toulouse

Posté par J Claude à 09:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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