11 octobre 2014

Lu Tung, les sept tasses de thé

Le célèbre poéme de Lu Tung (795-835) : les sept tasses de thé

 

Lu tong 7 tazas

 

La première tasse humecte mes lèvres et mon gosier
La deuxième rompt ma solitude
La troisième fouille mes entrailles mises à nu et y débusque mille volumes d'étranges idéogrammes
La quatrième suscite une légère sueur
et tout le noir de ma vie se dissout à travers mes pores
A la cinquième tasse, je suis purifié
La sixième m'expédie au royaume des Immortels
La septième ah, je ne saurais en absorber davantage !
Je sens seulement un souffle de vent frais gonfler mes manches.
Où est Peng Lai Shan* ?
Ah ! Laissez-moi chevaucher cette douce brise et m'envoler loin d'ici !

 

* Peng Lai Shan : un des paradis taoïstes

 

Poème original

Lu tong 7 cups

 

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11 août 2012

Dong Ding de Taïwan

Spirale du plaisir, corrugation douce des sens.

 

Du feu, de la feuille et de l'eau

coulait une liqueur

surpassant l'or

 

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Thé oolong oxydation basse (env. 20 %, peu de théine) "Dong Ding" - prononcer "Tonn-tinn" - de Taïwan, 8 infusions successives en théière de Yixing de 6 cl. sans épuiser vraiment les saveurs ce soir là ...

(Préparation traditionnelle "Gong Fu Cha")

JCP 10 08 12

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11 juin 2012

Tie Guan Yin: la légende

La Légende de Guan Yin, la Déesse de Fer

Guanyin 

 

 

Ce riant village, posé sur le manteau

Des vertes montagnes, fut jadis le théâtre

D’un curieux prodige, tout en haut du coteau,

En ces lieux où partout l’azur se fond aux arbres.

 

Un vieux temple ruiné, au fond de la clairière,

Coulait de tristes jours, n’abritant déjà plus,

Autrefois si belle et qu’on ne visitait plus,

La déesse de fer, aux anciens temps si fière.

 

Des larmes de rouille coulaient à son visage ;

Sur sa douce jambe, envahie d’épineux,

Sur sa pauvre robe, si belle aux jours heureux,

La pluie froide des ans déposait son outrage.

 

De la vallée seul Wei, pauvre cultivateur,

Montait et déposait à ses pieds quelques fleurs,

Qu’il trempait de ses larmes en voyant la pauvresse

Sur laquelle il pleuvait, triste à sa détresse.

 

Si son jardin de thé pouvait un jour offrir

De meilleures liqueurs, il en faisait serment,

Il irait délivrer le temple des soupirs

De la statue de fer, et chasser ses tourments.

 

Par une nuit d’été, de compassion touchée,

La déesse Guan Yin, de sa voix la plus douce,

Désigna un trésor enfoui sous la mousse

A Wei tout effrayé, qui ne vit qu’un théier.

 

Pourtant Wei, rayonnant, écouta la déesse

Et planta l’arbuste, puis le multiplia.

Quelques années plus tard, il en eut récompense

Par un thé merveilleux, que l’Empereur goûta.

 

Soudainement pourvu, Wei restaura le temple,

Qu’il couvrit par amour de toiture plus ample,

Et rendit ses splendeurs à la vieille statue,

Sur laquelle, heureuse, plus jamais il ne plut.

 

 

JCP, 06 10 09 & 02 10 11

... et ce thé, toujours nommé Tie Gan Yin (Déesse de fer de la miséricorde), meilleur oolong chinois, qui fait depuis ce temps la richesse de cette région, enchante toujours le palais des connaisseurs ... comme celui de l'auteur de ce blog.

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16 novembre 2011

L'Infusion des dieux

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L’Infusion des dieux

 

 

C’est poussant doucement la porte de l’échoppe

Qui d’un carillon clair saluait ma venue,

Qu’à la lueur dorée qui s’échappait des lampes,

Je fus soudain saisi de senteurs inconnues.

 

Une noble assemblée qui paraissait m’attendre

Me fit signe d’entrer afin de l’y rejoindre.

Un doux bouillonnement, sous de fines vapeurs

Qui remplissaient la pièce infusait le bonheur :

De douces liqueurs d’or aux saveurs du mystère

Emplissaient les coupes, dont le grain fait de terre

Effleuré de la main aurait ravi les dieux,

Brandissant le nectar jusqu’au plus haut des cieux.

 

Et le maître des lieux par la feuille nouvelle

Enchantait nos palais, sans cesser cheminant

Aux parfums envoûtants de ces liqueurs si belles.

Et quittant à regret l’ici le maintenant,

Radieux me dis-je alors : le temps n’avait plus d’heures -

Et comme ils s’écartaient les murs de la demeure !...

 

JCP 15 11 11 Pour "Les Impromptus Littéraires"

Inspiré par Les Samedis matin du thé CHA YUAN Toulouse

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09 octobre 2011

Reflet

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Dans ma coupe de thé

infusent ciel et nuages

moment de bonheur

JCP

 

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04 septembre 2011

Haïku

 

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Au bord de la coupe

une bulle sur le thé

boire et lâcher prise


JCP

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